Par la faute de mauvais choix de carrière à l’intersaison ou au mercato d’hiver, de nombreux Verts risquent de rater la Coupe du monde.
Timing mal choisi pour changer de club ou plan qui ne marche pas comme prévu : plusieurs internationaux qui semblaient destinés à faire partie intégrante de ce rêve d’une vie qu’est la Wolrd Cup en Amérique devraient, ainsi, en payer le prix fort et voir leur carrière prendre une tournure pas forcément attendue. Ni assuré d’y être, ni complètement hors course, l’attaquant Amin Chiakha est de ceux-là. Présenté comme un attaquant d’avenir qui révolutionnerait son poste, «arraché» à la sélection danoise dans les jeunes catégories de laquelle il avait fait ses classes et capé dès sa majorité civile, l’actuel sociétaire de Rosenborg vit un calvaire sportif depuis qu’il a rejoint le championnat norvégien fin 2025.
Mars en révélateur
Avec le prestigieux club de Trondheim où il était assuré d’avoir du temps de jeu et de pouvoir démontrer les qualités qui lui avaient permis d’éclore mais pas d’exploser à Copenhague, Amin Chiakha en est, en effet, à sa troisième défaite en autant de rencontres de championnat, ce qui vaut à son actuel club employeur la place de lanterne rouge. Après deux défaites lors des deux premiers matchs, Rosenborg devait relever un défi de taille en se déplaçant à Tromso pour affronter l’équipe du bas de tableau lors de la troisième journée de l’Eliteserien. Leader du classement, Tromso avait, néanmoins, déjà décroché deux victoires face à Fredrikstad et Brann. A l’avantage de l’Algérien, plusieurs changements ont été opérés dans le onze de départ de Rosenborg en raison de blessures et d’un changement tactique avec un basculement vers le 4-4-3.
Chiakha, 9 mais lanterne rouge
«Les supporters du RBK ont également pu voir Amin Chiakha aligné en pointe pour la première fois», soulignait même le site officiel du club. Mais même à son poste originel après avoir été utilisé lors des deux premières journées de championnat comme… ailier, l’avant-centre n’a pas vraiment brillé, signant une prestation assez quelconque en dépit d’être le seul des trois attaquants à n’avoir pas été remplacé, contrairement à ses deux compères Ceidi et Sahsah, qui avaient laissé leurs places respectivement à Nordli (89’) et Islamovic (45’). Les 6027 spectateurs de ce Tromso-Rosenborg ne garderont, en somme, pas en mémoire la prestation de Chiakha tout comme ceux qui avaient assisté, au stade Luigi Ferraris de Gênes à la balade des Verts face au Guatemala n’ont pas souvenir d’une quelconque action à l’avantage de l’ex-attaquant danois chez les U19.
Abdelli, le banc et l’infirmerie
Une situation assez compliquée qui devrait lui coûter sa place pour le Mondial 2026 que son compatriote Himad Abdelli devrait, sauf revirement de situation, suivre à la télévision. Surtout si sa cheville ne tient pas et assombrit encore plus qu’il ne l’est son tableau depuis son départ d’Angers. Ayant quitté le SCO pour l’Olympique de Marseille, le milieu de terrain n’a, ainsi, pas (encore ?) trouvé sa place dans le onze d’Habib Beye. Le quotidien régional La Provence indiquait ainsi à ce propos que le joueur qui avait pris part à la CAN au Maroc avant de disparaître de la liste de mars de Petkovic avait quitté le stade Louis-II dimanche soir avec une attelle posée sur sa cheville droite et boitait bas.
Un point devrait être fait prochainement pour évaluer la gravité de ce pépin physique a-t-on, en parallèle, appris au sujet de l’ancien Havrais. Remplaçant au coup d’envoi, le milieu de terrain arrivé d’Angers au dernier mercato hivernal est longtemps resté sur le banc avant de remplacer Pierre-Emile Hojbjerg, à la 89e minute de jeu, rendant une copie propre, malgré la défaite : 10 ballons touchés et 100% de passes réussies (8 sur 8).
Bouanani, la saison tourne au fiasco
Pas retenu pour les matches amicaux en Italie, remplaçant à l’OM et maintenant blessé : Himad Abdelli voit sa fin de saison tourner au cauchemar, ce qui devrait lui coûter sa place dans l’avion pour les Etats-Unis, à l’identique de ce que vit actuellement Badreddine Bouanani. L’ancien crack de l’Equipe de France des moins de 18 ans n’a plus disputé la moindre minute depuis le 7 février dernier et une défaite à St-Pauli (2-1).
Ces 21 minutes sur le flanc droit de l’attaque ont été les dernières de l’ancien Niçois sur un terrain de football dans une compétition officielle, puisqu’il a par la suite enchaîné 5 rencontres sur le banc en tant que remplaçant, 1 absence en raison de pépins aux adducteurs avant de se voir éjecter du groupe à l’occasion de la dernière rencontre face au Borussia Dortmund. Une saison qui tourne au fiasco et un plan qu’il n’avait certainement pas à l’esprit en rejoignant Stuttgart.
-RACHID BELARBI
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